Flambée du prix du papier : comment les imprimeurs peuvent-ils maîtriser le coût du papier ?
Le coût du papier représente près de la moitié du coût total d'un produit imprimé, ce qui influence directement la rentabilité des entreprises d'impression. La récente flambée des prix du papier exerce une pression considérable sur les imprimeurs. Maîtriser le coût du papier est donc devenu un enjeu vital pour leur survie.1. Techniques de contrôle des coûts d'achat
Les volumes d'achat de papier sont importants et les coûts d'achat fluctuent fortement. Les acheteurs doivent posséder une longue expérience en approvisionnement de papier et connaître parfaitement les prix du marché et les caractéristiques des différentes qualités.
Lors de l'achat de papier, trois principes doivent être respectés. Premièrement, la qualité : pour la production, une meilleure qualité de papier améliore la qualité d'impression et réduit la consommation d'encre et d'autres matières premières. Cependant, il ne faut pas rechercher systématiquement la qualité maximale, car plus le papier est de qualité, plus son prix est élevé, et les conditions d'impression existantes limitent l'amélioration significative de la qualité finale. Les acheteurs doivent donc choisir un papier offrant le meilleur rapport qualité-prix en fonction du niveau de gamme des commandes. Deuxièmement, le prix avantageux : comme pour tout achat, l'approvisionnement en papier doit suivre le principe du « bon rapport qualité-prix », en agissant sur trois leviers : « des remises pour les gros volumes », « des modalités de paiement adaptées » et « un moment d'achat opportun ». Troisièmement, la quantité appropriée : cela concerne à la fois le stockage normal des papiers standards et la limitation des quantités achetées pour les papiers aux formats spéciaux.
2. Vérifier la date de production lors de l'achat
La date de production du papier est souvent négligée. Si le papier (surtout le papier léger) est trop récent (moins d'un mois), il aura tendance à se gondoler au niveau de la pince et de la queue lors de la coupe, ce qui nuit à sa planéité. En effet, le papier fraîchement produit contient beaucoup d'humidité ; sans un temps de repos suffisant, à l'ouverture des balles et lors de la coupe, l'humidité s'évapore au contact de l'air et provoque des gondolements ou des « bords ondulés ». Ce type de papier entraîne des difficultés d'alimentation sur presse, réduisant l'efficacité d'impression. Nous rencontrons fréquemment ce problème en production, ce qui nous oblige à changer de papier, avec une perte de temps et de matière, et donc un surcoût inutile. Les acheteurs doivent donc impérativement vérifier la date de production et connaître les délais de repos nécessaires entre production et utilisation pour chaque type de papier. Un achat aveugle sans expérience ni connaissances professionnelles aurait un impact majeur sur le processus d'impression.
3. Points de vigilance lors de la coupe
Lors de la coupe du papier, il convient de vérifier attentivement les dimensions, le grammage, la quantité, la couleur et la planéité. Tout papier non conforme doit être signalé au magasin pour échange ou retour, afin de garantir la qualité et d'éviter que des défauts n'atteignent la presse. De plus, le papier coupé doit être immédiatement emballé sous film étirable pour éviter toute déformation due à une exposition prolongée à l'air. Il est important de ne pas gaspiller les chutes : si elles sont supérieures au format 10 voies, elles peuvent souvent servir sur des presses petit format ou à d'autres usages, ce qui permet d'économiser 3 à 5 % du coût papier.
4. Points de vigilance en atelier d'impression
La presse est un maillon essentiel du contrôle de la consommation de papier. Les conducteurs doivent très bien connaître les caractéristiques des papiers, notamment des papiers spéciaux, et être capables de formuler des consignes d'impression adaptées au travail. Lors du calage couleur ou du nettoyage du blanchet en cours d'impression, le conducteur a intérêt à faire placer par son assistant des feuilles blanches ou d'autres papiers pour économiser le papier de qualité. En effet, certains travaux exigeants nécessitent de nombreux nettoyages de blanchet, et sans ces feuilles intercalaires, du bon papier serait gaspillé. Par ailleurs, les produits semi-finis imprimés doivent être immédiatement emballés sous film étirable pour éviter toute déformation. Chaque mois, l'atelier doit enregistrer en détail les incidents qualité liés au papier et les dysfonctionnements affectant le contrôle des coûts, puis tenir une réunion spécifique pour définir les mesures préventives du mois suivant. Les problèmes impliquant d'autres services doivent être communiqués sans délai pour une prévention en amont, afin d'améliorer l'efficacité et de réduire les coûts des consommables.